Le Mythe du Taux Interbancaire
De nombreux frontaliers et résidents suisses calculent leur pouvoir d'achat en se basant sur le taux de change affiché dans la presse (le taux interbancaire). Dans la réalité, les établissements financiers appliquent un "spread" – une différence entre le prix d'achat et le prix de vente d'une devise.
Pour les grandes banques de détail cantonales, ce spread avoisine souvent les 1.2% à 1.5% sur les paires majeures comme EUR/CHF. Sur une année, un travailleur frontalier convertissant 5'000 CHF par mois perd ainsi plus de 900 CHF en frais de change "invisibles". L'émergence des néobanques (Revolut, Neon, Yuh) a considérablement réduit ces marges, forçant les acteurs traditionnels à repenser leur modèle tarifaire.